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AMBERT, CAPITALE MONDIALE DE LA TRESSE

Crédit Photo : Tresse Industrie

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10 minutes

Ambert. Pour ceux qui ne connaissent pas (personne n’est parfait !), il s’agit d’un gros bourg d’un peu moins de 7000 habitants, sous-préfecture du Puy-de-Dôme, dans la vallée de la Dore entre les monts du Livradois et du Forez. Connu par-delà les frontières pour le nom d’un fromage – la fourme – qui n’est quasiment plus produit dans la vallée, Ambert devrait l’être ô combien davantage pour son industrie majeure : la tresse (et ses dérivés).

Ambert, capitale mondiale de la tresse

Commençons par le début et remontons le fil de l’histoire. En des temps anciens, du XVIe au XVIIIe siècle, Ambert était alors la capitale française du papier. Par le fait des croisades, de la qualité de l’eau, de la force hydraulique des ruisseaux et aussi, soyons honnêtes, du hasard, l’industrie papetière s’est développée le long de trois ruisseaux principaux jusqu’à faire tourner près de 400 moulins et occuper plusieurs milliers de compagnons. Louis XIV, lui-même, ne jurait que par le papier « à la feuille » d’Ambert ! Mais la mécanisation et l’industrialisation du papier ont réduit, petit à petit, cette richesse locale à néant.

Le début de l'industrialisation

Pendant ce temps, au début du XIXe siècle, débutait, non loin d’ici, un autre type d’industrie : celle des galons et des lacets. C’est en effet à Saint-Chamond, ville de la vallée du Gier, proche de Saint-Etienne, qu’un certain Richard Chambovet s’installe après avoir acheté à un brocanteur ses premiers métiers à tresser (métier inventé vers 1750 à Manchester et introduit 30 ans plus tard en France). En quelques années, Chambovet – qui travaille d’abord pour les soyeux lyonnais – développe son affaire. Accompagné par de nombreux concurrents, il fait de Saint-Chamond, en ce milieu du XIXe siècle, la capitale française du lacet avec plusieurs milliers de métiers et de l’ordre de 3000 à 4000 emplois. D’abord orientée sur la passementerie, l’industrie se diversifie vers le lacet, le galon, le ruban et toutes sortes de tresses pour tout usage.
Toutefois, en moins de 100 ans, cette capitale changera de lieu !

Ambert, capitale mondiale de la tresse

Richard Chambovet (1772 – 1851)

Ambert, capitale mondiale de la tresse

De l'autre côté de la montagne

De la vallée du Gier, à celle de la Dore, il n’y que les Monts du Forez à passer. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, quelques artisans-tresseurs franchissent la montagne et viennent s’installer à Ambert. Pour quelles raisons ? Sans doute pour profiter de la force de l’eau, inusitée par les moulins à l’abandon, pour trouver une main d’œuvre laborieuse et très nombreuse en ces temps et peut-être du fait de quelques mariages.
De cette première génération de tresseurs installés à Ambert et venus de l’extérieur on notera les noms de Berne, Rivollier, Celeyron, Gauthier…). Très vite ils développèrent leurs fabriques et leurs productions.
Ils furent alors rejoints au début du XXe siècle par des entrepreneurs locaux désireux de faire aussi bien que leurs voisins. Ces nouvelles familles s’appelaient Joubert, Chevaleyre, Omerin, Favier, Sauvade, Col, Béal, Tamet…

Le temps passe l'esprit d'entreprendre reste

Plus d’un siècle plus tard, plusieurs de ces familles sont toujours là et ont très largement prospéré. Les ateliers artisanaux de grand-papa, où les poules picoraient dans la cour, sont devenues des PME avec pignons sur rue, voire des groupes internationaux, leaders mondiaux dans leur domaine, faisant ainsi d’Ambert la capitale mondiale de la tresse.

Ambert, capitale mondiale de la Tresse

Crédit photo : Groupe Omerin

Quelques exemples : 

OMERIN : Le Groupe, leader mondial des câbles de l’extrême, est à la tête de 15 sites de production en Auvergne-Rhône-Alpes, Tunisie, Espagne, Etats-Unis et de 1700 collaborateurs dont 350 à Ambert.

JOUBERT : leader mondial du sandow et de nombreuses applications textiles pour l’automobile (filets, sangles, chaines à neiges, accessoires). 1500 employés en Europe, Asie, Afrique du Nord, Etats-Unis.

TRESSE INDUSTRIE : la Maison mère de la famille Omerin est spécialisée dans la fabrication de gaines tressées de protection à usage technique. Vaisseau amiral du groupe TEXPROTEC, réparti sur 3 usines en France et une au Mexique et fort de 180 collaborateurs sur l’ensemble des sites.

FAVIER : Le Groupe FAVIER est spécialisé dans la fabrication de gaines de protection et gaines isolantes pour la protection thermique, électrique et mécanique. Son siège est proche d’Ambert et le groupe dispose d’un site en Italie et d’une joint-venture en Inde.

GAUTHIER FILS : Cette Entreprise du Patrimoine Vivant, existe depuis 1872 et est sans doute la dernière de la région à produire des lacets, galons, rubans, cordons et tresses, comme les générations précédentes. L’entreprise s’est aussi développée en rachetant d’autres sociétés locales. Elle emploie aujourd’hui une soixantaine de collaborateurs. On retrouve ses nombreuses références dans l’univers de la mode et du luxe.
C’est cette entreprise, au savoir-faire séculaire, qui fabrique la tresse des lacets Le Tresseur.Cette 

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L'EMPLOI LOCAL

Pour produire une paire de lacets Le Tresseur, de la bobine de fil jusqu’au packaging, il aura fallu faire intervenir des dizaines et des dizaines de « petites mains ». Petites… mais au combien expérimentées et professionnelles.

Ce sont donc de nombreux emplois qui sont préservés en région (bien sûr, avec l’aide de tous les autres clients de nos fournisseurs, qui comme nous ont fait le choix du local).

Ces emplois font vivre les villes et les villages qui les entourent… qui nous entourent. Ensemble, et grâce à votre soutien, nous participons à l’économie française.

 

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CIRCUIT COURT

Ne nous voilons pas la face : savez-vous d’où vient la très grande majorité de la production mondiale de lacets ? D’Asie bien sûr et de Chine en particulier. Y compris les lacets qui équipent les plus grandes marques de sneakers…

Au niveau de qualité, il y a à prendre et aussi… à jeter. Il y a surtout de grosses économies à réaliser pour les industriels de la chaussure. C’est tellement économique, que cela reste rentable en y ajoutant des milliers de kilomètres de transport et des tonnes de CO2. Mais est-ce ce que nous voulons pour l’avenir de nos enfants ? Et de notre planète ?

Chez Le Tresseur, nous avons fait le choix du local et de « l’entreprise d’à côté ». On se connait, on travaille en bonne intelligence, en partenariat et surtout plus vite. On est livré en quelques jours, pour vous servir rapidement, efficacement et écologiquement. Que demande le peuple ?!

 

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FABRIQUÉ EN FRANCE

Pourquoi aller chercher ailleurs ce que l’on sait (mieux) faire ici ? A force de vouloir faire de la marge à outrance, la France a délocalisé et risqué de perdre à jamais son savoir-faire industriel.

Heureusement, il existe encore des foyers de résistance, en particulier dans les entreprises fiers de leurs racines et de leur pays.

C’est le cas du Tresseur. A la suite de 6 générations d’artisans et d’industriels de l’univers de la tresse, nous relevons le défi de produire localement, comme l’on fait les générations précédentes.

L’ensemble de notre production est réalisé dans le département du Puy-de-Dôme, au centre de la France (donc près de chez vous). A ce jour, 5 ateliers de fabrication auvergnats entrent en jeu pour réaliser les lacets Le Tresseur qui équiperont bientôt vos sneakers préférées.

 

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LE PRIX JUSTE

Chez Le Tresseur, tout, de la tresse au packaging, est fabriqué en France et même spécifiquement dans le Puy-de-Dôme, au cœur de l’Auvergne. 

Dans le secteur du textile et encore plus du lacet, cela est malheureusement devenu rare. Il est tellement plus simple de faire fabriquer à l’autre bout du monde où les salaires sont très faibles et les niveaux d’exigence, de qualité et de respect des normes et de l’environnement sont médiocres.

Ce n’est pas le choix du Tresseur. Au contraire, pour vous procurer des produits qui durent, nous travaillons avec des sociétés locales, réputées et dont certaines sont labellisées « Entreprise du Patrimoine Vivant », transmettant leur savoir-faire depuis des générations.

C’est une volonté. Nous espérons que c’est aussi la vôtre. Cela a un prix… un prix juste.

 

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